Comment utiliser le visualiseur 3D de vols

Mis à jour le 30 juillet 2026

15 mn de lecture

Dépose ton fichier sur la page et ton vol repart. Le relief est le vrai, ta trace flotte à son altitude exacte, et tu tournes autour comme tu veux.

Ouvrir le visualiseur

Charger sa trace

Glisse le fichier n'importe où sur la page. Sur téléphone, un bouton fait la même chose. Le vol se cadre, le rejeu démarre.

IGCGPXKMLKMZ

Autrement dit : ce que sort ton vario, ce qu'enregistre ton téléphone, ce qu'exporte Google Earth. Une extension qui ne correspond pas au contenu ne pose pas de problème, le format est identifié à la lecture.

Ta trace vient d'un logiciel exotique ? Charge-la ici, puis ouvre Réglages → Convertir la trace active. Tu récupères un GPX ou un KML propre. C'est souvent le moyen le plus rapide de dépanner un copain dont le fichier ne passe nulle part.

Ce que tu regardes

La boule, c'est toi. Le fil qui descend marque ta verticale : il touche le sol à l'endroit précis où tu étais à l'aplomb. C'est lui qui rend les hauteurs lisibles. Sans repère au sol, rien ne distingue un passage à cinquante mètres de la crête d'un passage à deux cents.

La trace se déroule au fil du rejeu plutôt que d'apparaître d'un bloc. L'enchaînement devient visible : la montée, le moment où tu quittes la pompe, la transition, la reprise en face.

En bas, le barogramme. Un clic t'emmène où tu veux dans le vol, un glissement balaie la durée. Plus rapide que d'attendre le rejeu quand tu cherches un passage précis.

Piloter le rejeu

  • Espace lance et met en pause. Les flèches reculent ou avancent de dix secondes.
  • Le bouton ×10 fait défiler les vitesses jusqu'à ×100. Un vol de deux heures tient alors en une minute.
  • La caméra a trois modes. Libre, tu pilotes. En poursuite, elle te suit dans ton cap, et c'est celle qui donne le plus l'impression d'y être. En orbite, elle tourne autour de toi, idéale pour décortiquer un enroulement.
  • Trois fonds de carte en haut à droite. Sur la France, l'IGN est nettement plus fin que le satellite : garde-le par défaut. Le satellite sert à l'étranger, le topo quand tu cherches des courbes de niveau plutôt qu'une photo.

Les couleurs

Deux lectures possibles, dans Réglages → Couleur. Toutes deux suivent la même grammaire : chaud vers le haut, froid vers le bas, clair au neutre.

Vario

−5 m/s0+5 m/s

Presque blanc à l'équilibre. Cyan puis bleu mer dans les dégueulantes, orange puis rouge sang dans les ascendances. Le mode qui montre où sont les thermiques et ce qu'ils valaient.

Altitude / déco

ton point basle décoton plafond

Le zéro, c'est ton décollage. Au-dessus, la trace vire à l'orange puis au rouge ; en dessous, au cyan puis au bleu. Le rouge le plus sombre signale ton meilleur gain.

Un troisième mode, Par pilote, attribue une teinte fixe à chaque trace. Il s'active dès que tu en charges une deuxième.

Comparer deux vols

Dépose une seconde trace, elle s'ajoute à la première. La liste apparaît en haut à droite : un œil pour masquer, une croix pour retirer, un clic pour choisir la trace active, celle dont les instruments s'affichent.

Heure réelle

Chacun à son horaire. C'est le mode d'après-vol : on voit qui était où au même instant, et pourquoi l'un a accroché la pompe que l'autre a manquée.

Départs alignés

Tout le monde décolle en même temps. On compare alors deux façons de mener le même parcours, même si les vols datent de jours différents.

Trois réglages utiles

Relief. Exagère les montagnes jusqu'au double. La trace monte avec elles, les proportions restent justes. Sur un vol de plaine, c'est ce qui rend le terrain lisible.

Caler sur le relief. Actif par défaut, et mieux vaut le laisser ainsi. Ton GPS et le modèle de terrain ne partent pas du même zéro : l'outil mesure l'écart au décollage et le corrige, sinon la trace démarre plusieurs dizaines de mètres sous la pente. Décoche-le pour voir les altitudes brutes de ton instrument.

Taille du pilote. La boule conserve la même taille à l'écran quel que soit le zoom. À toi de la vouloir discrète ou bien visible en vue large.

Tes fichiers restent chez toi

Rien n'est envoyé nulle part. Ta trace est lue par ton navigateur, jamais par un serveur, ni le nôtre ni aucun autre. Rien n'est stocké, rien n'est publié. Tu fermes l'onglet, il n'en reste rien.

Quand ça coince

Ma trace flotte un peu au-dessus du sol

Dix à trente mètres d'écart sont normaux et inévitables : un GPS de parapente n'est pas un altimètre de précision, et le modèle de terrain arrondit les crêtes. Au-delà, vérifie que Caler sur le relief est coché.

Elle reste plaquée au relief

Ton fichier ne contient pas d'altitude. Certaines applications exportent des GPX sans balise d'élévation. Réexporte en IGC si ton instrument le permet, c'est le format le plus complet.

Format non reconnu

Le fichier n'est ni IGC, ni GPX, ni KML. La quasi-totalité des logiciels de vol savent réexporter dans l'un des trois.

Je ne vois rien en 3D

Un message te l'indique. En cause, presque toujours : l'accélération graphique désactivée dans le navigateur, ou une machine ancienne. Un essai sur un autre appareil tranche vite.


Une trace qui refuse de passer, une idée d'amélioration ? Faite-le nous savoir, l'outil évolue avec vos retours.


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